25 novembre 2009

Le mercredi, c'est bibli 5

Un peu de tout...
Un roman indien pour se souvenir du temps passé là-bas...
Du classique et un peu désuet avec Violette Trefusis...
Et Zadie Smith, pour la peinture sociale ...J'avais bien aimé De la beauté.
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18 novembre 2009

Le mercredi, c'est bibli 4

En raison du caractère férié du 11 novmebre, il n'y avait de "mercredi, c'est bibli" la semaine dernière.

Je me suis rattrapée cette semaine.

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04 novembre 2009

le mercredi, c'est bibli 3

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Je continue de rattraper mon retard de livres de MA. Murail ; je m'intéresse à ce qui disent les contes de la cuisine avec "Un gouter chez l'ogresse"de Marie Christian...
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Ce livre a été adopté par la maisonnée et contient nombre d'idées originales pour s'amuser au quotidien. Il s'adresse toutefois à des enfants de 6/7 ans au moins.

28 octobre 2009

Le mercredi, c'est bibli 2

Encore un aperçu partiel de ma pile de livres.

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J'ai rajouté une liste dans la colonne de droite qui est l'avancement de mon défi " 52 semaines, 52 livres". Pour chaque titre, vous avez quelques lignes d'appréciation. J'espère que cela vous donnera envie de vous lancer dans quelques lectures.

Je vous recommande Pochoirs et Compagnie, écrit par la Maison Georgette, un duo de créatrices que j'apprécie énormément. ce livre donne quelques clés sur la pratique de la sérigraphie et de nombreuses idées.

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21 octobre 2009

Le mercredi, c'est bibli 1

J'inaugure une nouvelle rubrique, qui sera, j'espère, hebdomadaire "le mercredi, c'est bibli".

J'ai toujours fréquenté assidument les bibliothèques, j'ai toujours été une lectrice avide, de celles qui font roussir leurs draps de lit en mettant la lampe de chevet sous la couverture pour lire sans que les parents le voient.

Aujourd'hui, la bibliothèque est pour moi un havre de calme, de paix et de culture que je fréquent ele mercredi pour équilibrer ma semaine de boulot. Ma bibliothèque est assez grande, bien achalandée en bandes dessinées, en essais sur tous les sujets, en récits de voyage mais dispose d'assez peu de romans et de revues. Elle est souvent déserte.

En la quittant, mon panier de vélo plein de livres, j'ai toujours l'excitation de celui qui a découvert un trésor.

Ma pile aujourd'hui est restreinte : j'ai déja rendu la plupart des livres.

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Je recommande particulièrement Textiles now de Drusilla Cole qui est un état des lieux de ce qui se fait en matière de création textile (il est en anglais).
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Quelques créations très inspirantes :
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et une révélation : les écrits de Maria Montessori. Ils trouvent un large écho chez moi et suscitent bien des réflexions.

10 janvier 2008

Interlude littéraire

Avant de reprendre notre déambulation alsacienne, je tiens à vous recommander le court roman, Mer d'encre,  que Richard Weihe consacre au peintre chinois Chu Ta.

Prince de la dynastie des Ming, Chu Ta, né en 1626, se réfugie dans un monastère après l'invasion mandchoue et devient moine, peintre et calligraphe.

L'écriture de Richard Weihe, très sèche, se met au service de l'oeuvre de Chu Ta. L'économie des mots de l'écrivain fait écho à l'économie des traits chez le peintre et nous amène à saisir les principes fondamentaux de la peinture chinoise. Quelques illustrations ( une silure en mouvement, deux poussins apeurés..)viennent éclairer ce très joli texte.

10 décembre 2007

La porte bleue, d'André Brink

Je faisais partie de rétives à l'oeuvre d'André Brink. Je me suis trouvée plusieurs fois face à Une saison Blanche et sèche sans parvenir à l'ouvrir : était-ce un effet secondaire de la couverture?

Toujours est-il que, dans le cadre de Lire en fête 2008, je devais lire et commenter le très court La Porte Bleue.La couverture ne me plaisait pas trop, un dessin grinçant d'Otto Mueller. Mais c'est un ouvrage publié chez Actes Sud dont j'apprécie le plus souvent les choix éditoriaux ( sans compter le plaisir inégalé de tourner leurs pages épaisses de couleur coquille d'oeuf!).

Pour l'intrigue:

David se trouve devant la porte de son atelier. Alors qu'il s'apprête à entrer, cette porte bleue s'ouvre soudain sur le visage radieux d'une femme noire et de 2 petits enfants métis. David comprend dans l'instant que ces 3 personnes font partie de sa vie mais il ne les connaît pas. David est sud africain, professeur, marié depuis des années avec une femme blanche dont il n'a pas d'enfant.

Ce conte est, pour moi, une réfléxion sur les voies que l'on a pas choisies, dont notre inconscient garde la trace et dont il nous envoie des réminescences dans nos rêves.

Dans cette deuxième vie , David a des enfants, le fait de ne pas en avoir étant la grande tristesse de sa "vraie vie" ; il a une femme noire, tout en ayant rompu dans sa vie première avec une jeune femme de couleur devant la pression familiale...

Il y a quelques pages magistrales sur cette terreur banale d'être dans un ascenseur qui ne dessert jamais le bon étage, sur ces escaliers sans fin et sur ces immeubles dont on est surs qu'ils sont les notres sans les reconnaître tout à fait ni parvenir à y pénétrer.

Ce conte est une aussi une réflexion sur nos repères et sur notre attitude face à la perte de ceux-ci. Devant cette nouvelle vie, qui nous paraît idéale ( des enfants, une carrière de peintre...), David s'enfuit et cherche à rejoindre son ancien appartement et son épouse blanche, par loyauté dit-il. Mais on peut se demander  si ce n'est pas de la peur également, peur de voir ses rêves réalisés, peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne plus avoir de rêves, peur de perdre son identité...

Finalement, la construction du livre fait qu'on se demande  qu'elle est la vie réelle ou plutôt s'il y a une vie réelle ou s'il s'agit d'un cauchemar dans lequel les vies s'emboîtent les unes dans les autres.

05 décembre 2007

Je bouquine

Faites-vous partie de ces gens qui choisissent leurs prochaines lectures à partir de l'aspect de la couverture et des quelques phrases de la quatrième de couverture?

N'avez-vous alors jamais été frustré par la promesse d'"une grande fresque romanesque aux personnages attachants"? Sans compter qu'avec près de 700 nouveaux livres sortis en en septembre et un temps de lecture limité, le choix de sa prochaine lecture devient vraiment difficile.

J'ai donc décidé de vous faire partager mes coups de coeur, en essayant d'eviter les doublons avec Nziem, qui en matière littéraire, a des gouts très proches des miens.

Aujourd'hui, je vous parlerais de la Femme de l'Allemand, de Marie Sizun. La couverture, d'une blancheur élégante, nous apprend peu de choses ; la quatrième couverture, à peine plus. C'est un roman remarquable qui se dévore d'une traite.

Pour l'intrigue :

Marion nous raconte sa vie de petite fille puis d'adolescente dans le Paris de l'après-guerre. Elle vot seule avec sa mère, Fanny, et le fantôme de son père, un officier allemand.

On sent assez vite que ce fantôme, déja difficile à assumer, en masque un autre, qui est la folie de Fanny.

Le roman est très court, une centaine de pages, d'une écriture sèche, précise, clinique en quelque sorte pour ce qui est autant l'histoire d'amour éperdu d'une fille pour sa mère que la description quasi médicale de la psychose maniaco-dépressive.

La construction en courts chapîtres de 4-5 pages est complètement maîtrisée et permet de faire vivre l'alternance de moments de bonheurs sans nuages et des moments de crises où la folie s'insinue dans les gestes quotidiens. Ainsi les crises commencent presque toujours par de grandes lessives intempestives.

Marie Sizun montre aussi qu'en matière de folie, les frontières sont mouvantes. Fanny a des moments de lucidité glaçante et de grande sagesse sur sa maladie et sur l'hypocrisie de son entourage quand Marion, à certains moments, perd pied.

Bref, lisez ce livre ne serait-ce que pour le premier chapître qui est un monument de terreur nous introduisant dans cette histoire d'amour et de folie.