04 novembre 2009

le mercredi, c'est bibli 3

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Je continue de rattraper mon retard de livres de MA. Murail ; je m'intéresse à ce qui disent les contes de la cuisine avec "Un gouter chez l'ogresse"de Marie Christian...
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Ce livre a été adopté par la maisonnée et contient nombre d'idées originales pour s'amuser au quotidien. Il s'adresse toutefois à des enfants de 6/7 ans au moins.

21 octobre 2009

Le mercredi, c'est bibli 1

J'inaugure une nouvelle rubrique, qui sera, j'espère, hebdomadaire "le mercredi, c'est bibli".

J'ai toujours fréquenté assidument les bibliothèques, j'ai toujours été une lectrice avide, de celles qui font roussir leurs draps de lit en mettant la lampe de chevet sous la couverture pour lire sans que les parents le voient.

Aujourd'hui, la bibliothèque est pour moi un havre de calme, de paix et de culture que je fréquent ele mercredi pour équilibrer ma semaine de boulot. Ma bibliothèque est assez grande, bien achalandée en bandes dessinées, en essais sur tous les sujets, en récits de voyage mais dispose d'assez peu de romans et de revues. Elle est souvent déserte.

En la quittant, mon panier de vélo plein de livres, j'ai toujours l'excitation de celui qui a découvert un trésor.

Ma pile aujourd'hui est restreinte : j'ai déja rendu la plupart des livres.

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Je recommande particulièrement Textiles now de Drusilla Cole qui est un état des lieux de ce qui se fait en matière de création textile (il est en anglais).
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Quelques créations très inspirantes :
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et une révélation : les écrits de Maria Montessori. Ils trouvent un large écho chez moi et suscitent bien des réflexions.

05 décembre 2007

Je bouquine

Faites-vous partie de ces gens qui choisissent leurs prochaines lectures à partir de l'aspect de la couverture et des quelques phrases de la quatrième de couverture?

N'avez-vous alors jamais été frustré par la promesse d'"une grande fresque romanesque aux personnages attachants"? Sans compter qu'avec près de 700 nouveaux livres sortis en en septembre et un temps de lecture limité, le choix de sa prochaine lecture devient vraiment difficile.

J'ai donc décidé de vous faire partager mes coups de coeur, en essayant d'eviter les doublons avec Nziem, qui en matière littéraire, a des gouts très proches des miens.

Aujourd'hui, je vous parlerais de la Femme de l'Allemand, de Marie Sizun. La couverture, d'une blancheur élégante, nous apprend peu de choses ; la quatrième couverture, à peine plus. C'est un roman remarquable qui se dévore d'une traite.

Pour l'intrigue :

Marion nous raconte sa vie de petite fille puis d'adolescente dans le Paris de l'après-guerre. Elle vot seule avec sa mère, Fanny, et le fantôme de son père, un officier allemand.

On sent assez vite que ce fantôme, déja difficile à assumer, en masque un autre, qui est la folie de Fanny.

Le roman est très court, une centaine de pages, d'une écriture sèche, précise, clinique en quelque sorte pour ce qui est autant l'histoire d'amour éperdu d'une fille pour sa mère que la description quasi médicale de la psychose maniaco-dépressive.

La construction en courts chapîtres de 4-5 pages est complètement maîtrisée et permet de faire vivre l'alternance de moments de bonheurs sans nuages et des moments de crises où la folie s'insinue dans les gestes quotidiens. Ainsi les crises commencent presque toujours par de grandes lessives intempestives.

Marie Sizun montre aussi qu'en matière de folie, les frontières sont mouvantes. Fanny a des moments de lucidité glaçante et de grande sagesse sur sa maladie et sur l'hypocrisie de son entourage quand Marion, à certains moments, perd pied.

Bref, lisez ce livre ne serait-ce que pour le premier chapître qui est un monument de terreur nous introduisant dans cette histoire d'amour et de folie.