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10 décembre 2007

La porte bleue, d'André Brink

Je faisais partie de rétives à l'oeuvre d'André Brink. Je me suis trouvée plusieurs fois face à Une saison Blanche et sèche sans parvenir à l'ouvrir : était-ce un effet secondaire de la couverture?

Toujours est-il que, dans le cadre de Lire en fête 2008, je devais lire et commenter le très court La Porte Bleue.La couverture ne me plaisait pas trop, un dessin grinçant d'Otto Mueller. Mais c'est un ouvrage publié chez Actes Sud dont j'apprécie le plus souvent les choix éditoriaux ( sans compter le plaisir inégalé de tourner leurs pages épaisses de couleur coquille d'oeuf!).

Pour l'intrigue:

David se trouve devant la porte de son atelier. Alors qu'il s'apprête à entrer, cette porte bleue s'ouvre soudain sur le visage radieux d'une femme noire et de 2 petits enfants métis. David comprend dans l'instant que ces 3 personnes font partie de sa vie mais il ne les connaît pas. David est sud africain, professeur, marié depuis des années avec une femme blanche dont il n'a pas d'enfant.

Ce conte est, pour moi, une réfléxion sur les voies que l'on a pas choisies, dont notre inconscient garde la trace et dont il nous envoie des réminescences dans nos rêves.

Dans cette deuxième vie , David a des enfants, le fait de ne pas en avoir étant la grande tristesse de sa "vraie vie" ; il a une femme noire, tout en ayant rompu dans sa vie première avec une jeune femme de couleur devant la pression familiale...

Il y a quelques pages magistrales sur cette terreur banale d'être dans un ascenseur qui ne dessert jamais le bon étage, sur ces escaliers sans fin et sur ces immeubles dont on est surs qu'ils sont les notres sans les reconnaître tout à fait ni parvenir à y pénétrer.

Ce conte est une aussi une réflexion sur nos repères et sur notre attitude face à la perte de ceux-ci. Devant cette nouvelle vie, qui nous paraît idéale ( des enfants, une carrière de peintre...), David s'enfuit et cherche à rejoindre son ancien appartement et son épouse blanche, par loyauté dit-il. Mais on peut se demander  si ce n'est pas de la peur également, peur de voir ses rêves réalisés, peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne plus avoir de rêves, peur de perdre son identité...

Finalement, la construction du livre fait qu'on se demande  qu'elle est la vie réelle ou plutôt s'il y a une vie réelle ou s'il s'agit d'un cauchemar dans lequel les vies s'emboîtent les unes dans les autres.

08 décembre 2007

les carottes, ca rend aimable surtout quand elles sont en gateau

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Carrot cake aux épices

Pour une vingtaine de petites parts

100 g de farine ( de blé ou de riz)

1000 g de sucre de canne

2 oeufs

1 banane bien mure écrasée

3 carottes râpées

50 g de poudre de noix de coco

1 cuillère à café de cannelle

1 cuillère à café de gingembre

6 cuillères à soupe d'huile (d'olive ici)

Pour le nappage, 100g de chocolat noir et une cuillère à soupe d'eau

Préchauffez le four à 180°. Dans un saladier, mélangez les oeufs et le sucre, ajoutez l'huile en continuant de tourner, les carottes râpées, la banane écrasée et les épices. Versez la préparation dans un moule et faites cuire 45-50 minutes.

Une fois le gateau bien froid, faites fondre doucement le chocolat et nappez-en le gateau.

 

05 décembre 2007

Je bouquine

Faites-vous partie de ces gens qui choisissent leurs prochaines lectures à partir de l'aspect de la couverture et des quelques phrases de la quatrième de couverture?

N'avez-vous alors jamais été frustré par la promesse d'"une grande fresque romanesque aux personnages attachants"? Sans compter qu'avec près de 700 nouveaux livres sortis en en septembre et un temps de lecture limité, le choix de sa prochaine lecture devient vraiment difficile.

J'ai donc décidé de vous faire partager mes coups de coeur, en essayant d'eviter les doublons avec Nziem, qui en matière littéraire, a des gouts très proches des miens.

Aujourd'hui, je vous parlerais de la Femme de l'Allemand, de Marie Sizun. La couverture, d'une blancheur élégante, nous apprend peu de choses ; la quatrième couverture, à peine plus. C'est un roman remarquable qui se dévore d'une traite.

Pour l'intrigue :

Marion nous raconte sa vie de petite fille puis d'adolescente dans le Paris de l'après-guerre. Elle vot seule avec sa mère, Fanny, et le fantôme de son père, un officier allemand.

On sent assez vite que ce fantôme, déja difficile à assumer, en masque un autre, qui est la folie de Fanny.

Le roman est très court, une centaine de pages, d'une écriture sèche, précise, clinique en quelque sorte pour ce qui est autant l'histoire d'amour éperdu d'une fille pour sa mère que la description quasi médicale de la psychose maniaco-dépressive.

La construction en courts chapîtres de 4-5 pages est complètement maîtrisée et permet de faire vivre l'alternance de moments de bonheurs sans nuages et des moments de crises où la folie s'insinue dans les gestes quotidiens. Ainsi les crises commencent presque toujours par de grandes lessives intempestives.

Marie Sizun montre aussi qu'en matière de folie, les frontières sont mouvantes. Fanny a des moments de lucidité glaçante et de grande sagesse sur sa maladie et sur l'hypocrisie de son entourage quand Marion, à certains moments, perd pied.

Bref, lisez ce livre ne serait-ce que pour le premier chapître qui est un monument de terreur nous introduisant dans cette histoire d'amour et de folie.

04 décembre 2007

Calendrier de l'Avent

L'Avent a commencé!

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Cette année, notre calendrier est composé de pots de faisselle. J'ai découpé dans divers magazines des ronds et des carrés sur lesquels j'ai inscrit les dates. Une boite de chocolats et une boite d'After Eight ont fait le reste! 

 

Soupe un jour, soupe toujours!

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Soupe de courgettes et de lentilles

Pour 4 en entrée; pour 2 en plat unique

1 petit verre de lentilles vertes du Puy

3 petites courgettes

1/2 litre de bouillon de légumes

1 oignon

1 cuillère à soupe d'herbes de Provence

Faites revenir dans une sauteuse, l'oignon et les rondelles de courgettes. Ajoutez le verre de lentilles, la cuillère à soupe d'herbes de Provence. Couvrez avec le bouillon de légumes. Laissez cuire 20 minutes. Prélevez une cuillère de lentilles cuites pour la décoration. Mixez. Disposez une rondelle de chèvre dans chaque bol et ajoutez quelques lentilles.

 

03 décembre 2007

ma principale occupation

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Je n'étais pas trop présente ces temps ci ...mais j'ai une bonne excuse!

01 décembre 2007

Rendez-vous à l'hotel de ville

Quand j'étais ado, nous attendions le samedi avec impatience pour " descendre en ville" et avoir l'illusion d'être indépendant! Nous nous donnions rendez-vous, fébriles, derrière l'hotel de ville.

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